
Jeudi 26 mars, nous avons eu droit à un Intercités n°3644 en retard de 15 minutes, accompagné de deux trains liO également en retard. Jusque-là, rien de très exotique… presque une journée classique sur les rails.
Le liO n°851650, lui a décidé de battre des records avec 180 minutes de retard (oui, trois heures, le temps de regarder un film… sans popcorn malheureusement). La cause ? Un problème technique avec ce charmant message de la SNCF : « Trafic perturbé en raison d’un câble endommagé sur la ligne entre Montauban et Cahors. Reprise de la circulation estimée à 09:00. » Un câble fatigué, visiblement.
Mais bonne nouvelle dans cette journée mouvementée : le liO n’a pas fait de “saut de gare”. Ouf ! Les usagers ont donc au moins eu le plaisir de voir leur train s’arrêter là où c’était prévu luxe appréciable en ces temps incertains.
Le vrai souci, c’est que ce liO correspond à la même rame utilisée pour le train n°851650 direction Brive-La-Gaillarde et le train n°851659 direction Toulouse. Et là, magie du ferroviaire : un retard dans un sens devient automatiquement un retard dans l’autre. Une sorte d’effet domino… mais sans la satisfaction de voir les dominos tomber joliment.
Entre Brive-La-Gaillarde et Cahors, les rames font des allers-retours. Donc forcément, si à l’aller c’est en retard (ou supprimé), le retour hérite du problème sans discuter. Une transmission de retard parfaitement ponctuelle, elle.
D’où une question simple : pourquoi ne pas prévoir une rame liO stationnée à Cahors, comme cela existe déjà pour un Intercités ? Cela ne réglerait pas tout, certes mais aujourd’hui, les habitants de Cahors travaillant à Gourdon ou Souillac auraient au moins eu une solution pour se rendre au travail ce qui avouons le, reste un objectif assez basique pour un train.
Petit retour nostalgique : dans les années 90, il existait des TER reliant Cahors à Brive-La-Gaillarde (et inversement). Un service plus adapté, plus souple… bref une autre époque. Aujourd’hui, en tant que département périphérique de la grande région Occitanie, nous avons parfois l’impression d’être les grands oubliés du quai.
