Ce matin, ( mercredi 2 septembre) pour repartir de Souillac, j’ai acheté un billet de train pour prendre l’Intercités n°3605 de 11h29. Pourquoi ce choix ? Tout simplement parce qu’à certaines heures de la journée pour redescendre vers le sud du département, il n’y a aucun liO. Mais ça, ce n’était pas le sujet du jour que j’avais déjà abordé une autre fois.
Je me rends donc tranquillement au guichet pour acheter mon billet. J’indique à la personne la direction, le numéro du train ainsi que l’heure de départ de cette gare.
Et là, première question :
— « Avez-vous un abonnement ? »
Je réponds :
— « Non, aucun abonnement Intercités. »
La personne m’annonce alors le prix du billet. Comme cette fois-ci, je n’avais pas vérifié le tarif sur Internet, je lui fais confiance. Je paie, je remercie la personne et je repars sans vérifier immédiatement mon billet.
Erreur fatale. 🎬
Une fois arrivé sur le quai, juste avant de prendre mon train, je regarde enfin le précieux sésame… et là, surprise !
Mon billet n’était pas valable pour l’Intercités n°3605 de 11h29, mais pour le liO n°871663 de 14h47 !
Autrement dit, j’avais acheté un billet pour un train que je n’avais absolument pas prévu de prendre. Une sorte de voyage dans le temps mais sans machine à voyager dans le temps et surtout sans l’avoir demandé.
Le billet était en seconde classe et m’avait coûté 14,10 €.
Or, pour mon véritable train, l’Intercités n°3605, le tarif en seconde classe était de 10,80 €, tandis qu’une place en première classe coûtait 12,80 €.
Résultat : j’avais réussi l’exploit de payer plus cher qu’une première classe… pour voyager en seconde !
Je venais donc d’inventer une nouvelle catégorie tarifaire : la première classe de luxe… qui n’existe même pas dans nos Intercités ! Chez nous, il n’y a que deux classes. Mais apparemment, j’ai eu droit à la classe VIP fantôme. 😅
Avant de descendre du train, je demande donc au contrôleur s’il est possible d’obtenir le remboursement de la différence.
Il me répond de me rendre à la gare où j’avais acheté le billet.
Petit problème : j’étais déjà arrivé dans la gare de Cahors.
Et là, on atteint un niveau de logique digne d’un sketch :
« Pour vous faire rembourser un billet acheté à Souillac, il faut retourner à Souillac. »
Bien sûr ! Pourquoi faire simple quand on peut ajouter quelques kilomètres et un nouveau billet de train dans l’équation ?
Mais l’aventure ne s’arrête pas là. Une fois arrivé, une femme dans le train vient me parler et me dit : « Ce sera pour Dieu… », tout en me touchant plusieurs fois le torse et le bras.
C’était véritablement la cerise sur le gâteau.
Je me suis quand même fait la réflexion suivante : si moi, en tant qu’homme, j’avais fait la même chose en touchant plusieurs fois une femme, je ne suis pas certain que la scène aurait été perçue de la même manière…
Bref, après cette rencontre pour le moins surprenante, je me rends au guichet de la gare d’arrivée pour essayer une nouvelle fois de récupérer la différence de prix.
Et là… nouveau rebondissement !
On m’explique qu’il est impossible de procéder au remboursement parce que… le train était en train de partir de la gare de Cahors.
Me voilà donc face à une nouvelle épreuve du parcours du combattant ferroviaire.
J’avais pourtant acheté le mauvais billet sans le savoir, je n’avais pas commis l’erreur volontairement et j’avais simplement fait confiance à la personne du guichet.
Mais au final, c’est moi qui subis les conséquences.
Conclusion : aujourd’hui, j’ai découvert que prendre le train pouvait être une expérience bien plus sportive qu’il n’y paraît.
J’ai pris un billet, voyagé sans avoir de place sur ce train… enfin, sur le mauvais billet payé plus cher qu’une première classe et terminé par demander un remboursement impossible à obtenir.
Bref, j’ai participé à mon insu à une opération de financement participatif de la SNCF.
Je ne sais pas si je serai remboursé un jour.
Mais une chose est certaine : pour 14,10 €, j’aurai au moins eu droit à une histoire à raconter ! 🚆😂
