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Le billet impossible : bienvenue dans le monde du numérique ferroviaire

Aujourd’hui, Mercredi 22 juillet, je prendrai la direction de Brive-la-Gaillarde… à condition que mon train liO n°871650 ne soit pas supprimé. Malheureusement, ses difficultés récurrentes tout au long de l’année finissent presque par faire partie du paysage ferroviaire.

Mais aujourd’hui, ce n’est pas de ce train que je souhaite parler.

Je termine à 12h30 et mon objectif est simple : prendre l’Intercités n°3619 au départ de Souillac à 13h30 pour rejoindre Cahors, où je dois effectuer une correspondance avec le train liO n°871654.

Un trajet banal ? En théorie, oui.

En pratique, impossible d’acheter un billet.

Que ce soit en gare de Souillac ou sur Internet, le verdict est le même : aucune place disponible. Le logiciel considère que la vente est fermée.

Pourtant, tous les usagers habitués des Intercités le savent : sur les petits parcours, il reste très souvent des places libres dans ces trains. Le problème ne semble donc pas être le train lui-même, mais bien le système informatique qui bloque les ventes.

Me voilà donc face à un choix assez absurde.

Soit je monte dans le train sans billet, avec le risque d’être considéré comme un fraudeur… alors même que je souhaite simplement payer mon trajet. Une situation pour le moins paradoxale : vouloir acheter un billet et se retrouver empêché de le faire !

Même auprès du contrôleur, impossible de régulariser la situation si le logiciel interdit la vente. Le système décide et l’usager subit.

Soit je renonce et j’attends le prochain liO n°871663.

Et là commence l’attente.

Pour redescendre vers le sud du département, l’offre ferroviaire laisse peu d’alternatives. Le dernier liO du matin quitte Souillac à 9 h 59 et le suivant ne part qu’à 14 h 47.

Comme je termine à 12 h 30, cela représente 2 h 17 d’attente en gare. Sur le papier, ce n’est pas une éternité, mais quand aucune autre solution n’existe et qu’il faut en plus sacrifier son repas, le temps paraît forcément plus long avec la chaleur en prime.

Quant aux alentours de la gare de Souillac… disons qu’il ne faut pas compter sur des commerces ou une rue très animée pour faire passer le temps. À moins de devenir champion de l’observation des rails, les occupations restent limitées.

Cette situation pose une vraie question : comment peut-on encourager les déplacements en train lorsqu’un usager prêt à payer son billet se retrouve bloqué par un logiciel ?

Le numérique est censé faciliter les déplacements. Ici, il réussit surtout un drôle d’exploit : empêcher un client d’acheter une place dans un train qui circule potentiellement avec des sièges disponibles. En bref, je vais regarder l’Intercités s’arrêter devant moi, puis le voir repartir sans pouvoir monter à bord. Une situation qui pourrait provoquer de la frustration, de l’incompréhension ou tout autre sentiment… car cela ressemble presque à un scénario comique : vous êtes devant le train, vous souhaitez prendre celui-ci, vous voulez acheter votre billet, mais vous ne pouvez faire qu’une seule chose… le regarder passer.

Il serait peut-être temps que la technologie redevienne un outil au service des usagers, et non un obstacle supplémentaire.

Parce qu’au fond, aujourd’hui, le plus difficile n’est peut-être pas de prendre le train…

C’est simplement de réussir à obtenir un billet !

et on n’oublie pas:

Si vous avez déjà signé : n’hésitez pas à faire circuler cette pétitiion ! Le lien est ici !