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Ligne POLT : question orale au Ministre des Transports

Très attachée à la défense de la ligne POLT (Paris-Orléans-Limoges-Toulouse), j’ai participé samedi 13 mai dernier à l’Assemblée générale de l’association Urgence Ligne POLT qui se tenait à la mairie de Limoges, en présence de Jean-Claude Sandrier, son président, d’Emile Roger Lombertie, maire de Limoges, de son adjoint Jean-Marie Lagedamont, ainsi que de Chantal Monjoint, première adjointe de Châteauroux et conseillère départementale de L’Indre, de Marie-France Galbrun, conseillère départementale de la Creuse, de Nathalie Denis, première adjointe de la commune de Gourdon ainsi que d’autres élu-e-s et de Georgette Laporte, présidente de l’association « Tous ensemble pour nos gares » et Jean-Noël Boisseleau, vice-président d’Urgence Ligne POLT.

Lors de cette AG, le président nous a informés d’un courrier conjoint avec le président de l’association Objectif Capitales (Paris-Clermont-Ferrand) adressé au ministre délégué chargé des transports, Monsieur Clément Beaune, daté du 5 mai 2023 et demandant qu’un investissement complémentaire conséquent soit attribué dès 2023 à ces deux lignes de trains d’équilibre du territoire (TET).

Afin d’appuyer cette démarche, j’ai souhaité interroger directement le ministre par une question orale qui obtiendra une réponse immédiate le 6 juin prochain en séance publique.

Retrouvez ci-dessous le texte de ma question :

« Madame Préville interroge le ministre des transports sur le plan d’avenir ferroviaire annoncé par la Première Ministre, Elisabeth Borne, le 24 février dernier.

Face à l’urgence écologique et l’impératif de baisse des émissions de gaz à effet de serre dans les transports, le ferroviaire est la solution incontournable.

Les deux lignes Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (POLT) et Paris-Clermont Ferrand desservent près du quart du territoire national, cinq régions et dix millions d’habitants. Ce sont des axes reconnus structurants par l’Etat. L’objectif est bien d’augmenter le nombre de voyageurs, même de le doubler selon la SNCF, et de garantir un service plus équitable aux usagers des territoires desservis. Pour rappel, un Paris-Marseille dure 3h, un Paris-Bordeaux, 2h, quand un Paris-Cahors dure jusqu’à 6h, ce qui situe Cahors, en quelque sorte, bien au-delà de la frontière espagnole.

Le schéma directeur en cours (régénération et modernisation), pourtant très attendu vu l’état du service actuel, ne sera pas à la hauteur de ce qu’était le Capitole, fleuron du rail français au début des années 1960 : Paris-Toulouse en 6h. Une mesure juste serait d’allouer un investissement complémentaire conséquent permettant notamment d’accroître l’ambition du schéma directeur, soit 14 allers-retours au lieu de 11 et un gain de temps de 35 minutes sur le Paris-Toulouse.

Pour autant, nous tenons absolument au programme minimum du schéma directeur pour 2025, à réaliser sans faute.

La Première ministre a non seulement déclaré que « moderniser se traduira par davantage de trains, une meilleure ponctualité et des temps de parcours moins longs » mais aussi que « notre stratégie doit bénéficier à tous les Français, où qu’ils vivent, des petites communes jusqu’au grandes métropoles ». Autrement dit, nous correspondons exactement au cœur de cible du plan d’avenir et effectivement, nous avons besoin d’un avenir ferroviaire en tant que véritables oubliés du rail.

Les habitants des territoires desservis par la ligne POLT doivent être une des priorités du plan annoncé par la Première ministre. Cette ligne doit être soutenue de manière significative dès 2023. C’est pourquoi Mme Angèle Préville lui demande de préciser quelle sera, sur les 100 milliards d’euros du plan, la part attribuée à la ligne POLT. »