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Shadow

La légende du train qui n’en faisait qu’à sa tête

A rustic Western railway station with a wooden platform and ...

Mardi 31 mars, je me lève en espérant ne pas avoir de soucis avec les trains. Je consulte le site SNCF Occitanie et je vois que le liO n°851650 était en retard de 40 minutes. Bon, comme à son habitude… le train train habituel. Après un retard de 50 minutes, j’éteins mon ordinateur pour ne pas rater mon train.
Je reste sur le quai mais voilà : l’heure avance tout doucement et rien ne se passe, sur ce quai mais le temps passe et je me retrouve dans l’impasse. Au bout de 20 minutes, je me dis que j’ai raté le train, mais j’avais des doutes par expérience des trains fantômes.


Je téléphone à la SNCF Occitanie pour avoir des informations sur ce fameux train. On me répond que le train a été supprimé et que l’information avait été diffusée. Sauf que dans les très petites gares comme Dégagnac et Gignac-Cressenssac, nous n’avons aucun personnel ni écran pour obtenir des informations, juste notre téléphone… quand on peut capter Internet. Sur le site de SNCF Occitanie, la mise à jour n’est parfois pas immédiate contrairement aux écrans en gare.


Alors j’attends un train fantôme, coincé à Montauban. On me propose un car fantôme pour rejoindre ma gare sauf que depuis 2010, plus aucun car ne passe à cette gare. La raison ? La route est trop étroite. Avec le temps, elle a rétréci comme un couloir de western pour cavaliers pressés. Non, la vérité est que cette gare est trop loin de l’ancienne nationale. Avant, les cars passaient sur une départementale plus proche. Mais il faut aller plus vite, toujours plus vite… simplifier, épurer les choses. Alors que je sais bien que les cars ne vont pas plus vite… mais bon, c’est ainsi que sont les choses.


Moralité : Entre train fantôme, car disparu et route rétrécie, voyager devient presque un retour dans le Far West.